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Rapports mensuels
Rapport GTI - Juin 2026

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Le Rapport de l'Indice mondial du bois (GTI) de juin 2026 indique que sur dix pays pilotes, deux pays, à savoir l’Indonésie (50,7 %) et le Ghana (50,5 %), disposent d’un indice GTI supérieur à la valeur critique de 50 % ; la production et les activités des entreprises forestières affichent globalement une légère expansion. Les huit autres pays se trouvent tous dans la zone de rétrécissement. Parmi eux, les indices du Mexique (49,8 %) et de la Chine (48,4 %) sont proches de la valeur critique, avec un rétrécissement modéré ; l’Équateur (47,9 %), la République du Congo (ROC) (47,5 %), le Brésil (46,9 %) et la Thaïlande (46,6 %) présentent un rétrécissement modérément marqué ; les indices du Gabon (39,5 %) et de la Malaisie (32,3 %) sont bas, le secteur subissant un rétrécissement important.

Les sous-indices GTI révèlent que le volume d’abattage et la production de l’Indonésie et du Mexique enregistrent une augmentation par rapport au mois précédent ; le volume des nouvelles commandes augmente en Indonésie, au Ghana et au Brésil. Les données indiquent également que sur le premier semestre 2026, les exportations du secteur forestier des pays pilotes d’Amérique latine affichent une performance remarquable. Parmi eux, le volume total des commandes d’exportation des entreprises échantillonnées brésiliennes affiche une augmentation continue pendant six mois ; le marché d’exportation mexicain n’a connu un rétrécissement qu’en avril ; le volume des commandes d’exportation équatoriennes augmente sur les trois derniers mois, et seul mars a enregistré une réduction au premier semestre.

L’insuffisance de la demande du marché constitue un problème majeur signalé par les entreprises échantillonnées du GTI. Pour y faire face, les entreprises proposent des mesures d’autonomie : renforcer le développement des marchés et des canaux, promouvoir la diversification des marchés, développer la communication et la vente en ligne, ralentir modérément la production et optimiser la gestion des stocks. Parallèlement, les gouvernements et les associations professionnelles œuvrent activement à créer des conditions favorables aux exportations du secteur forestier au moyen d’accords commerciaux et du développement des marchés. Le Ministère malaisien de l’investissement, du commerce et de l’Industrie (MITI) développe activement les marchés étrangers à haut potentiel de produits en bois tels que la Chine, la Corée du Sud et l’Inde, afin d’atteindre l’objectif d’une augmentation de 15 % des exportations cette année. L’Association de l’industrie du meuble et de l’ouvrage d’Indonésie (HIMKI) souligne l’intérêt de cibler prioritairement les marchés européens, est-asiatiques, australiens et indiens. Le Congrès brésilien a approuvé l’accord de libre-échange entre le Marché commun du Sud et l’Association européenne de libre-échange ; cet accord prévoit des dispositions relatives à la gestion durable des forêts et aux échanges connexes, et les parties contractantes s’engagent à promouvoir le commerce des produits issus de forêts gérées durablement. L’Équateur poursuit les négociations d’un accord commercial avec le Maroc, en plaçant le bois comme catégorie prioritaire des discussions.

Les pays pilotes accélèrent le déploiement des forêts artificielles afin de consolider la base d’approvisionnement à long terme en matières premières. Par exemple, le Ghana a aménagé 400 000 hectares de forêts artificielles et a lancé le 5 juin un vaste plan de reboisement prévoyant 30 millions de jeunes arbres par an. Cependant, les risques climatiques et les conditions météorologiques extrêmes perturbent l’approvisionnement en matières premières ligneuses. Sous l’influence du phénomène El Niño, le risque d’incendies s’accentue en Indonésie, notamment pendant la pointe de la saison sèche de juillet à septembre ; le gouvernement a annoncé la relance du mécanisme de coordination des incendies forestiers et terrestres. Au Mexique, les conditions météorologiques extrêmes entraînent la prolifération des scolytes dans les zones forestières de plusieurs régions, le conseil national des forêts et les administrations locales mettent en œuvre activement des mesures de prévention et de contrôle. Par ailleurs, les entreprises échantillonnées du GTI en Thaïlande, au Ghana et en Équateur signalent que les précipitations perturbent l’abattage et le transport, et proposent des mesures d’adaptation telles que le stockage anticipé de matières premières et le renforcement de l’entretien routier.

La Loi Européenne sur la Déforestation Zéro (EUDR) et le mécanisme FLEGT incitent les pays concernés à accélérer la mise en place de systèmes numériques de traçabilité et de certification légale. Onze organismes gouvernementaux, dont l’Office thaïlandais de recherche et de développement agricole et l’Administration royale des forêts, ont lancé conjointement récemment la plateforme nationale de données « EUDR One Data Thailand ». Elle regroupe les registres des agriculteurs, les informations foncières et géospatiales, les données forestières et les données de production pour établir un système de traçabilité unifié. Lors du Forum UE-Ghana sur le commerce et l’investissement dans le bois organisé à Nantes (France), la Commission de la foresterie du Ghana a révélé qu’environ 626 licences FLEGT (Application de la législation forestière, gouvernance et commerce) ont été délivrées. Pour mieux répondre aux exigences de l’EUDR, le pays renforce le Système de garantie de légalité du bois ghanéen (GhLAS), agrandit le comité de vérification du bois et intégrera prochainement les informations géographiques dans les licences FLEGT. La réunion sur l’Accord de partenariat volontaire (APV) FLEGT entre la ROC et l’Union européenne, tenue le 9 juin, souligne que le délai pour la délivrance des licences FLEGT est court et qu’il faut accélérer la mise en œuvre de l’APV.

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